Test certibiocide autres produits : 30 questions corrigées pour s’entraîner

La formation certibiocide autres produits (7 heures, 1 jour) se conclut par un questionnaire de 30 questions. Le score minimum pour obtenir le certificat est de 20/30. En cas d’échec, une formation complémentaire de 2 heures est obligatoire. Le test certibiocide autres produits couvre 6 thèmes : réglementation, organismes xylophages et champignons lignivores, traitements préventifs et curatifs du bois, produits avicides et antisalissure, prévention des risques pour la santé humaine et gestion environnementale. Entraînez-vous avec ces 30 questions pratiques.

Testez vos connaissances : 30 questions d’entraînement

QCM Certibiocide Autres Produits

1 / 30

Le certificat certibiocide autres produits : qui est concerné ?

Le certibiocide « autres produits » est l’une des trois déclinaisons du certificat individuel certibiocide, obligatoire depuis janvier 2024 pour toute personne qui intervient dans la chaîne d’utilisation des produits biocides réservés aux professionnels. Cette catégorie couvre trois types de produits (TP) selon la classification du règlement européen 528/2012 :

  • TP8 — Protection du bois : produits appliqués en surface ou introduits par imprégnation pour protéger le bois contre les insectes xylophages et les champignons lignivores (mérule, capricornes, termites, vrillettes)
  • TP15 — Avicides : produits utilisés pour lutter contre les oiseaux par d’autres moyens qu’en les repoussant ou en les attirant
  • TP21 — Produits antisalissure (antifouling) : produits appliqués sur les coques de navires, le matériel d’aquaculture et les installations en milieu aquatique pour empêcher le développement d’organismes salissants

L’obligation de certification concerne trois catégories de professionnels :

  • Les utilisateurs : toute personne qui applique les produits biocides sur le terrain
  • Les acquéreurs : toute personne responsable de l’achat de produits biocides pour son entreprise
  • Les distributeurs : toute personne qui met en vente ou distribue ces produits à destination des professionnels

Les professionnels travaillant dans un processus de production industriel (scieries, usines de meubles, installations de traitement de bois industrielles) bénéficient d’une dérogation et ne sont pas tenus de détenir ce certibiocide. De même, un professionnel détenant déjà le certibiocide « nuisibles » est dispensé pour les TP8, TP15 et TP21.

La formation certibiocide autres produits : contenu et modalités

Pour obtenir le certibiocide « autres produits », chaque participant doit obligatoirement suivre une formation de 7 heures (1 jour) dispensée par un organisme de formation agréé. La certification est valable 5 ans et le renouvellement s’effectue dans les mêmes conditions que l’obtention initiale.

Le contenu de la formation alterne entre apports théoriques et mises en situation pratiques. Les stagiaires apprennent à identifier les organismes xylophages et les champignons lignivores, à choisir la technique de traitement adaptée (préventive ou curative), à lire les étiquettes et fiches de données de sécurité (FDS), et à appliquer les mesures de prévention pour la santé humaine et l’environnement.

Les 6 thèmes évalués dans le test

Le programme de la formation certibiocide autres produits couvre les thèmes suivants, qui constituent la base de l’évaluation finale par questionnaire :

  • Cadre réglementaire : règlement européen 528/2012 (BPR), arrêté du 9 octobre 2013 modifié, autorisations de mise sur le marché (AMM) en régime transitoire et pérenne, base de données BioCID (ANSES), mentions interdites sur les étiquettes, déclaration annuelle d’activité biocide
  • Organismes xylophages et champignons lignivores : termites, capricornes des maisons, petites et grosses vrillettes, lyctus, mérule — identification, signes d’attaque, conditions de développement (humidité, température, confinement)
  • Traitements préventifs et curatifs du bois : suppression des conditions favorables, injection sous pression (garantie 10 ans), lutte mécanique (air chaud, congélation, stérilisation à la flamme), lutte chimique (pulvérisation, injection, barrières chimiques)
  • TP15 avicides et TP21 antisalissure : champs d’application, secteurs concernés (maritime, aquaculture, gestion aviaire), risques environnementaux spécifiques, dérogation industrielle
  • Prévention des risques pour la santé humaine : EPI normés (gants EN 374, combinaison EN 943 catégorie III, masque EN 166-168, bottes EN 13832-2, lunettes EN 166), ordre d’habillage et de déshabillage, voies de pénétration dans l’organisme, intoxications aiguës et chroniques
  • Environnement, stockage et gestion des déchets : local de stockage dédié (fermé, ventilé, bacs de rétention), incompatibilités chimiques, transport ADR, plateforme Trackdéchets, pictogrammes CLP/SGH, déclaration annuelle avant le 31 mars

L’examen certibiocide : format du test officiel

L’examen du certibiocide autres produits se déroule en fin de formation, sous la forme d’un QCM de 30 questions. Voici les informations pratiques pour chaque participant :

  • Durée de l’examen : 70 minutes pour répondre à l’ensemble du questionnaire
  • Nombre de questions : 30 questions à choix multiples
  • Score minimum : 20 bonnes réponses sur 30 (soit 66,7 %)
  • Format : le test est disponible sur internet via une plateforme officielle ; le questionnaire est tiré aléatoirement parmi plusieurs séries
  • En cas d’échec : le candidat doit suivre une session de formation complémentaire de 2 heures avant de repasser un nouveau test
  • Validité : le certificat certibiocide est valable 5 ans ; le renouvellement s’effectue dans les mêmes conditions que l’obtention initiale

Le résultat de l’évaluation est communiqué à chaque participant à la fin de la session. En cas de réussite, le certificat individuel certibiocide est disponible sur le site du ministère de la Transition écologique, accessible sur internet.

Comment préparer l’examen certibiocide autres produits

Pour réussir l’examen certibiocide, il est recommandé de :

  1. Suivre la formation avec attention : les mises en situation pratiques permettent d’ancrer les connaissances sur le terrain
  2. S’entraîner avec un quiz ou un test : les questions ci-dessous reproduisent les thèmes officiels de l’examen
  3. Identifier ses lacunes : chaque thème mérite une relecture pour vérifier la base de connaissances
  4. Consulter les documents de référence : la fiche de données de sécurité (FDS) et l’étiquette du produit biocide contiennent les informations essentielles pour répondre à de nombreuses questions pratiques

30 questions d’entraînement au test certibiocide autres produits

1 — Réglementation et cadre juridique

Question 1 — Quels types de produits (TP) sont couverts par le certibiocide « autres produits » ?

  • A. TP2, TP3, TP4
  • B. TP14, TP18, TP20
  • C. TP8, TP15, TP21
  • D. Tous les TP du groupe 2

Le certibiocide « autres produits » couvre trois types : TP8 (protection du bois), TP15 (avicides — lutte contre les oiseaux) et TP21 (produits antisalissure — antifouling). Les TP2/TP3/TP4 relèvent du certibiocide désinfectants, les TP14/TP18/TP20 du certibiocide nuisibles.

Question 2 — Quelle est la durée de validité du certibiocide « autres produits » ?

  • A. 3 ans
  • B. 5 ans
  • C. 10 ans
  • D. Illimitée

Le certibiocide « autres produits » est valable 5 ans. Le renouvellement s’effectue dans les mêmes conditions que l’obtention initiale : formation de 7 heures et validation du QCM de 30 questions (minimum 20 bonnes réponses).

Question 3 — Quel règlement européen encadre la mise sur le marché et l’utilisation des produits biocides ?

  • A. Règlement REACH 1907/2006
  • B. Règlement BPR 528/2012
  • C. Directive 98/8/CE
  • D. Règlement CLP 1272/2008

Le règlement 528/2012 (dit règlement BPR — Biocidal Products Regulation) est le texte fondateur européen. Il définit 22 types de produits biocides répartis en 4 groupes et régit les autorisations de mise sur le marché (AMM) délivrées par l’ANSES en France.

Question 4 — Un professionnel détenant le certibiocide « nuisibles » doit-il également obtenir le certibiocide « autres produits » pour utiliser des produits TP8 ?

  • A. Oui, chaque certibiocide est indépendant
  • B. Non, le certibiocide « nuisibles » couvre aussi les TP8, TP15 et TP21
  • C. Uniquement si les produits TP8 sont utilisés en extérieur
  • D. Oui, sauf pour les avicides TP15

Le certibiocide « nuisibles » offre une couverture étendue qui inclut les TP8, TP15 et TP21. Un professionnel qui détient déjà le certibiocide « nuisibles » est donc dispensé d’obtenir le certibiocide « autres produits » pour ces trois types.

Question 5 — Quelles mentions sont interdites sur l’étiquette d’un produit biocide ?

  • A. « Usage professionnel uniquement »
  • B. « Produit biocide à faible risque », « non toxique », « naturel »
  • C. « Contient une substance active approuvée »
  • D. « Respecter les consignes de la FDS »

La réglementation interdit formellement les mentions susceptibles d’induire l’utilisateur en erreur sur la dangerosité : « produit biocide à faible risque », « non toxique », « ne nuit pas à la santé », « naturel », « respectueux de l’environnement » ou « biodégradable ».

2 — Organismes xylophages et champignons lignivores

Question 6 — Quel champignon lignivore est capable de traverser les murs et la maçonnerie pour atteindre le bois ?

  • A. Le coniophore des caves
  • B. La mérule
  • C. Le polypore des caves
  • D. Le lenzite des poutres

La mérule est un champignon lignivore appelé « pourriture brune ». Elle dégrade la cellulose et l’hémicellulose du bois et possède la particularité redoutable de pouvoir traverser les murs et la maçonnerie pour trouver du bois. Elle se développe dans des environnements confinés et humides (22 à 35 % d’humidité).

Question 7 — Quel insecte xylophage possède des larves dont les mandibules peuvent transpercer des plaques de plomb ou de zinc ?

  • A. La petite vrillette
  • B. Le lyctus
  • C. Le capricorne des maisons
  • D. Le termite

Le capricorne des maisons possède des larves mesurant 25 à 30 mm qui attaquent les bois résineux (pin, épicéa, sapin, mélèze). Dotées de mandibules très puissantes, ces larves sont capables de transpercer des plaques de plomb ou de zinc pour atteindre leur nourriture.

Question 8 — Quel taux d’humidité minimum est nécessaire au développement de la grosse vrillette ?

  • A. 10 %
  • B. 15 %
  • C. 22 %
  • D. 35 %

La grosse vrillette nécessite un taux d’humidité d’au moins 22 % et une température comprise entre 20 °C et 25 °C. Elle attaque spécifiquement un bois déjà envahi par un champignon. La petite vrillette, en revanche, s’attaque aux bois tendres des feuillus et des résineux sans cette condition préalable.

Question 9 — Comment les termites ouvriers nourrissent-ils le reste de la colonie ?

  • A. Ils stockent la nourriture dans des chambres souterraines
  • B. Par trophallaxie (échange bouche-à-bouche)
  • C. Ils marquent les sources de nourriture avec des phéromones
  • D. Chaque caste se nourrit de manière autonome

Les termites vivent en colonies organisées en castes (reproducteurs, ouvriers, soldats). Seuls les ouvriers digèrent la cellulose (bois, carton, papier, coton). Ils nourrissent ensuite le reste de la colonie par trophallaxie, un échange de nourriture régurgitée de bouche à bouche.

Question 10 — Quel signe permet de distinguer une attaque de termites d’une attaque de vrillettes ?

  • A. Les termites laissent des trous ronds bien visibles en surface
  • B. Les termites évidant le bois sans laisser de sciures, contrairement aux vrillettes
  • C. Les vrillettes attaquent uniquement le bois résineux
  • D. Les termites produisent un bruit de grignotement audible

Les termites évidant le bois de l’intérieur sans laisser de sciures, ce qui rend leur détection difficile. On repère leur présence par des éléments en bois évidés, des galeries à texture terreuse en surface des murs, et l’envol d’insectes au printemps. Les vrillettes, elles, laissent des trous nets, des vermoulures et de la sciure.

3 — Traitements préventifs et curatifs du bois

Question 11 — Quelle est la durée de garantie d’un traitement préventif du bois réalisé par injection sous pression ?

  • A. 3 ans
  • B. 5 ans
  • C. 10 ans
  • D. 15 ans

Un traitement préventif du bois réalisé par injection sous pression est valable pendant 10 ans. Ce procédé permet d’appliquer le produit biocide à l’intérieur du bois pour le protéger durablement contre les insectes xylophages et les champignons lignivores.

Question 12 — Quelle est la première mesure à prendre avant d’envisager un traitement chimique du bois ?

  • A. Appliquer un insecticide préventif en surface
  • B. Supprimer les conditions favorables au développement des organismes (humidité, confinement)
  • C. Remplacer les pièces de bois attaquées
  • D. Poser une barrière chimique autour du bâtiment

La première étape consiste à supprimer les conditions de développement favorables aux organismes : réduire l’humidité (réparer les fuites, ventiler), éliminer le confinement et couper l’accès à la nourriture. Le traitement chimique n’intervient qu’en complément, si ces mesures préventives ne suffisent pas.

Question 13 — Quelle méthode de lutte mécanique consiste à chauffer une pièce à 50 °C pendant une journée pour éliminer les insectes xylophages ?

  • A. La fumigation
  • B. Le traitement par air chaud
  • C. La stérilisation autoclave
  • D. Le traitement par micro-ondes

Le traitement par air chaud consiste à porter la température d’une pièce à 50 °C pendant une journée entière pour détruire les insectes xylophages à tous les stades de développement. C’est une méthode de lutte mécanique (non chimique), au même titre que la congélation d’objets infestés ou la stérilisation à la flamme.

Question 14 — Quelles sont les trois techniques d’application de produits biocides dans la lutte chimique contre les xylophages ?

  • A. Trempage, autoclave, badigeonnage
  • B. Pulvérisation, injection, pose de barrières chimiques
  • C. Fumigation, nébulisation, piégeage
  • D. Injection, imprégnation, congélation

La lutte chimique contre les insectes xylophages et champignons lignivores s’applique à l’intérieur et en surface des boiseries et maçonneries selon trois techniques : la pulvérisation, l’injection (sous pression pour le préventif), et la pose de barrières chimiques.

Question 15 — Quand doit-on recourir à un traitement curatif plutôt que préventif ?

  • A. Dès la construction du bâtiment, en prévention
  • B. Lorsque le diagnostic confirme la présence d’organismes et que les méthodes préventives ne suffisent pas
  • C. Uniquement si le bois a plus de 20 ans
  • D. Après chaque inspection annuelle obligatoire

Le traitement curatif est utilisé en dernier recours, lorsque le diagnostic confirme la présence d’organismes xylophages ou de champignons lignivores et que les solutions préventives (suppression de l’humidité, injection préventive) ne sont pas concluantes. Il se divise en lutte mécanique et lutte chimique.

4 — TP15 avicides et TP21 antisalissure

Question 16 — Que désigne le sigle TP15 dans la classification des produits biocides ?

  • A. Produits de protection du bois
  • B. Produits de lutte contre les rongeurs
  • C. Avicides (lutte contre les oiseaux)
  • D. Produits de désinfection vétérinaire

Le TP15 désigne les avicides : des produits biocides utilisés pour lutter contre les oiseaux par d’autres moyens qu’en les repoussant ou en les attirant. Les rodenticides (lutte contre les rongeurs) relèvent du TP14, qui appartient au certibiocide « nuisibles ».

Question 17 — Quels organismes les produits antisalissure (TP21) visent-ils à combattre ?

  • A. Les algues et plantes terrestres envahissantes
  • B. Les microbes, espèces végétales ou animales se développant sur les navires et installations aquatiques
  • C. Les insectes volants à proximité des ports
  • D. Les bactéries dans les systèmes de traitement des eaux usées

Les produits antisalissure (TP21), aussi appelés antifouling, luttent contre le développement et le dépôt d’organismes salissants — microbes, espèces végétales ou animales — sur les coques de navires, le matériel d’aquaculture et les installations en milieu aquatique.

Question 18 — Quel est le principal risque environnemental lié aux produits antifouling (TP21) ?

  • A. La pollution sonore sous-marine
  • B. La toxicité pour les organismes aquatiques (aiguë et chronique)
  • C. L’acidification des sols côtiers
  • D. La prolifération d’algues en surface

Les produits antifouling libèrent des composés dans le milieu marin. Le principal risque environnemental est la toxicité pour les organismes aquatiques, tant aiguë que chronique. Les mentions H400 à H413 précisent le niveau de danger pour la faune et la flore marines sur l’étiquette du produit.

Question 19 — Un professionnel travaillant dans une scierie industrielle est-il obligé de détenir le certibiocide « autres produits » pour utiliser des TP8 ?

  • A. Oui, sans exception
  • B. Non, les processus de production industriels sont exemptés de l’obligation
  • C. Oui, mais uniquement pour les produits en régime pérenne
  • D. Non, seul le responsable de site est concerné

L’obligation de détenir le certibiocide ne s’applique pas si le produit est utilisé dans le cadre d’un processus de production industriel. Les professionnels travaillant dans des scieries, des usines de production de meubles ou des installations de traitement de bois industrielles bénéficient de cette dérogation.

Question 20 — Quelles catégories de professionnels sont visées par l’obligation du certibiocide « autres produits » ?

  • A. Uniquement les applicateurs sur le terrain
  • B. Les utilisateurs, les acquéreurs et les distributeurs
  • C. Uniquement les distributeurs et fabricants
  • D. Tous les salariés de l’entreprise sans distinction

Le certibiocide « autres produits » s’adresse à trois catégories de professionnels : les utilisateurs (qui appliquent les produits), les acquéreurs (qui achètent les produits pour leur entreprise) et les distributeurs (qui vendent les produits biocides à destination des professionnels).

5 — Prévention des risques pour la santé humaine

Question 21 — Quelle norme doivent respecter les gants de protection pour la manipulation de produits biocides TP8 ?

  • A. EN 166
  • B. EN 943
  • C. EN 374
  • D. EN 149

Les gants de protection doivent être en nitrile et conformes à la norme EN 374, qui garantit la résistance chimique. La norme EN 166 concerne les lunettes de protection, la norme EN 943 les combinaisons de catégorie III, et la norme EN 149 les masques filtrants.

Question 22 — Quel est l’ordre correct de déshabillage des EPI après une intervention biocide ?

  • A. Gants, combinaison, masque, bottes
  • B. Masque, combinaison, gants, bottes
  • C. Lavage des mains gantées, masque/lunettes, lavage des mains, combinaison, gants en dernier
  • D. Combinaison, bottes, gants, masque

L’ordre de déshabillage est strict pour éviter toute contamination : 1. Se laver les mains (avec les gants), 2. Enlever le masque et/ou les lunettes, 3. Se laver les mains à nouveau, 4. Enlever la combinaison, 5. Enlever les gants en dernier. Inverser cet ordre expose l’opérateur à un risque de contamination cutanée.

Question 23 — Quel type de combinaison (catégorie et types) est requis pour l’application de produits de protection du bois ?

  • A. Catégorie I — type 6 uniquement
  • B. Catégorie II — types 4/5
  • C. Catégorie III — types 3/4/5/6 selon le mode d’application
  • D. Catégorie III — type 1 uniquement

Les combinaisons de protection pour l’application de produits biocides doivent être conformes à la norme EN 943 et de catégorie III. Le type exact (3, 4, 5 ou 6) dépend du mode d’application : la pulvérisation nécessite un niveau de protection supérieur à l’injection par exemple.

Question 24 — Lors de l’habillage des EPI, dans quel ordre doivent être enfilées les bottes par rapport à la combinaison ?

  • A. Les bottes par-dessus la combinaison
  • B. Les bottes sous la combinaison
  • C. L’ordre n’a pas d’importance
  • D. Les bottes sont facultatives pour les produits TP8

Lors de l’habillage, les bottes (conformes à la norme EN 13832-2, S5 ou P5) doivent obligatoirement être placées sous la combinaison. L’ordre d’habillage est : gants, combinaison, bottes (sous la combinaison), puis masque ou lunettes de protection.

Question 25 — Où trouver les informations sur les EPI nécessaires pour manipuler un produit biocide spécifique ?

  • A. Sur l’emballage du produit uniquement
  • B. Dans la rubrique 8 de la fiche de données de sécurité (FDS)
  • C. En contactant le fabricant par téléphone
  • D. Dans le règlement BPR 528/2012

La rubrique 8 de la fiche de données de sécurité (FDS) détaille les contrôles de l’exposition et les équipements de protection individuelle nécessaires. La rubrique 2 identifie les dangers et la rubrique 15 les informations réglementaires. La FDS comporte 16 rubriques au total et accompagne obligatoirement chaque produit biocide.

6 — Environnement, stockage et gestion des déchets

Question 26 — Quelles sont les caractéristiques obligatoires d’un local de stockage de produits biocides ?

  • A. Spacieux, bien éclairé, accessible à tous les employés
  • B. De plain-pied, dédié, fermé à clé, ventilé (haut et bas), hors gel, avec extincteur et bacs de rétention
  • C. Climatisé, au sous-sol, avec détecteur de fumée
  • D. Fermé, sans contrainte de ventilation ni de rétention

Le local de stockage doit être spécifique et dédié exclusivement aux biocides, situé de plain-pied, fermé à clé avec accès limité. Il doit être équipé d’aérations haute et basse, d’un dispositif hors gel, d’un extincteur, d’un point d’eau à proximité, de matière absorbante et de bacs de rétention.

Question 27 — Avant quelle date la déclaration annuelle d’activité biocide doit-elle être actualisée ?

  • A. Avant le 31 janvier
  • B. Avant le 31 mars
  • C. Avant le 30 juin
  • D. Avant le 31 décembre

Toutes les entreprises qui utilisent, achètent ou vendent des produits biocides professionnels ont l’obligation de se déclarer en ligne sur l’application nationale CERTIBIOCIDE et d’actualiser cette déclaration au moins une fois par an avant le 31 mars. Elle doit indiquer le SIRET, le nombre de personnes certifiées et les nouveaux salariés en période de dérogation.

Question 28 — Quelle règle fondamentale s’applique au véhicule de transport de produits biocides ?

  • A. Il doit être réfrigéré en permanence
  • B. Il ne doit jamais être utilisé comme lieu de stockage
  • C. Il doit afficher le logo de l’entreprise
  • D. Il peut transporter simultanément des denrées alimentaires si elles sont emballées

Le véhicule de transport sert à déplacer les produits (du distributeur au local, ou du local au chantier) et ne doit jamais être utilisé comme lieu de stockage. Le transport est soumis à la réglementation ADR (transport de matières dangereuses par la route) avec des exigences d’arrimage, de matière absorbante et d’extincteur.

Question 29 — Quelle association de produits est formellement interdite lors du stockage ou du chargement ?

  • A. Produits TP8 et produits TP21 ensemble
  • B. Produits biocides comburants et produits inflammables
  • C. Produits en régime transitoire et produits sous AMM
  • D. Produits liquides et produits en poudre

Il est formellement interdit d’associer des produits biocides comburants avec des produits inflammables lors du stockage ou du chargement. Les produits doivent être séparés selon leur dangerosité en respectant un tableau de compatibilité stricte pour éviter tout risque de réaction chimique dangereuse.

Question 30 — Sur quelle plateforme numérique les professionnels doivent-ils tracer l’élimination de leurs déchets biocides ?

  • A. BioCID (ANSES)
  • B. SIMMBAD
  • C. Trackdéchets (ministère de la Transition écologique)
  • D. CERTIBIOCIDE

La plateforme Trackdéchets, développée par le ministère de la Transition écologique, est l’outil numérique obligatoire pour assurer la traçabilité des déchets biocides en temps réel. Les restes de produits, emballages souillés et EPI usagés sont des déchets dangereux qui doivent être éliminés par un prestataire agréé, avec conservation des bordereaux pendant 5 ans.

Résultat de l’examen et obtention du certibiocide

À la fin de la session de formation, chaque participant reçoit le résultat de son évaluation. En cas de réussite (score de 20/30 ou plus), le certificat certibiocide « autres produits » est délivré par le ministère de la Transition écologique. Le document officiel est accessible sur internet via la plateforme en ligne du ministère (compte personnel Cerbère).

Le certibiocide est valable 5 ans. Pour le renouvellement, il faut suivre une nouvelle formation de 7 heures et repasser le test dans les mêmes conditions. Il n’existe pas d’accès au renouvellement simplifié : l’examen complet est obligatoire.

En cas d’échec au questionnaire, le candidat doit suivre une formation complémentaire de consolidation de 2 heures avant de pouvoir se présenter à une prochaine session. Cette durée est identique à celle du certibiocide désinfectants (2 heures), mais plus courte que celle du certibiocide nuisibles (7 heures de consolidation).

FAQ

Oui, mais de façon temporaire et encadrée. Un nouvel opérateur concerné dispose de 6 mois après son arrivée dans l’entreprise pour suivre la formation et obtenir son certibiocide « autres produits ». Pendant ce délai, il doit impérativement être accompagné sur le terrain par une personne déjà titulaire du certificat certibiocide.
Non. Le certibiocide « autres produits » couvre uniquement les TP8 (protection du bois), TP15 (avicides) et TP21 (produits antisalissure). Les produits de désinfection des surfaces (TP2), d’hygiène vétérinaire (TP3) et de contact alimentaire (TP4) nécessitent le certibiocide « désinfectants », qui fait l’objet d’une formation distincte.
Le régime pérenne s’applique lorsque toutes les substances actives d’un produit sont approuvées au niveau européen et que le produit a été évalué par l’ANSES. Le régime transitoire concerne les produits dont les substances actives sont encore en cours d’évaluation au niveau européen : dans ce cas, la preuve de l’efficacité relève de la responsabilité du metteur sur le marché. La plateforme BioCID de l’ANSES permet de vérifier le statut réglementaire de chaque produit.
Trois moyens permettent de vérifier si un produit biocide est soumis au certibiocide : consulter l’étiquette du produit, qui doit porter la mention « Réservé à l’usage professionnel » ; rechercher le produit sur la base de données BioCID de l’ANSES via la recherche avancée ; ou vérifier l’autorisation de mise sur le marché (AMM), qui précise la catégorie d’utilisateurs autorisée. Les produits interdits ne figurent pas sur BioCID.
Une fois la formation validée, le certificat certibiocide est envoyé par e-mail au candidat. Il reste également disponible en téléchargement à tout moment sur l’application officielle CERTIBIOCIDE du ministère de la Transition écologique, accessible sur internet via le compte personnel Cerbère créé lors de l’inscription.
Oui. Le certibiocide « nuisibles » offre une couverture étendue qui inclut les TP8 (protection du bois), TP15 (avicides) et TP21 (produits antisalissure), en plus des TP14 (rodenticides), TP18 (insecticides) et TP20 (répulsifs). Un professionnel détenant le certibiocide « nuisibles » est donc dispensé d’obtenir le certibiocide « autres produits ».

Articles similaires